Vous pensiez que le jeu était une affaire d’enfants ? Détrompez-vous.
Ce que révèle la science va vous surprendre…
Ces chiffres pourraient vous surprendre
Une enquête menée en 2023 par le Groupement des Éditeurs de Jeux (GEJ) révèle que 93 % des adultes français déclarent avoir joué à un jeu de société dans l’année. Et plus de 60 % jouent au moins une fois par mois.
Plus de 22 millions de boîtes se sont vendues en France cette année-là (source : NPD Group / Unijouet).
Et pourtant, on entend encore que les jeux “c’est pour les enfants”.
Alors… pourquoi tous ces gens jouent-ils encore ?
Et pourquoi de plus en plus d’adultes y consacrent du temps, de l’argent, et parfois… des nuits entières ?
Non, ce n’est pas juste pour “passer le temps”
Les adultes qui jouent n’ont pas plus de temps à perdre que les autres.
Ce que l’on découvre aujourd’hui grâce aux travaux des neurosciences et de la psychologie cognitive, c’est que le jeu ne sert pas qu’à s’occuper. Il nous transforme. Littéralement.
Quand vous jouez :
- votre cerveau sécrète de la dopamine (plaisir, motivation),
- votre cortex préfrontal s’active (planification, stratégie, réflexion),
- vos capacités d’empathie augmentent (coopération, compréhension des autres),
- votre stress diminue.
Autrement dit, vous êtes plus intelligent, plus détendu, et plus sociable après une partie de jeu qu’après un épisode de série. C’est un peu cru de le dire ainsi mais c’est un peu vrai
“Le jeu est un espace d’essai pour les émotions, les règles, la coopération. Il permet d’explorer, de perdre, de recommencer — et donc de grandir.” – Dr Isabelle Catoire, neuropsychologue (INSERM), La Croix, 2022
Ce que cache un « simple » plateau de jeu
Autour d’un jeu, on parle, on rit, on bluffe, on perd, mais surtout on apprend. Et tout ça sans écran, sans compétition sociale, sans réseau, sans filtre.
Le jeu devient un rituel, un langage commun, une pause mentale active, un entraînement à la vie en société…
Une étude de l’AFEV (2020) montre que près de 80 % des structures sociales françaises utilisent le jeu comme outil relationnel. Ce n’est pas un gadget : c’est un levier !
On joue aussi parce que le monde est trop sérieux. Le jeu alors n’est pas une fuite : C’est un refuge.
Un plateau de jeu, c’est un monde avec des règles claires, un début, une fin, une justice, même si elle est parfois cruelle.
Vous pouvez y être un héros, un traître, un paysan, un alien. Vous pouvez perdre et en rire. Vous pouvez créer un monde, fût-il en carton, et y croire.
Et si c’était ça, la vraie liberté et la réponse que vous attendiez ?
Pourquoi joue-t-on encore à l’âge adulte ?
Pourquoi une majorité de Français revient aux jeux de société, aux jeux de rôle, aux soirées à rouler les dés et pousser les meeples ?
Parce que le jeu n’est pas un luxe, mais un besoin !
Il soigne. Il lie. Il structure.
Il nous rend meilleurs. Pas meilleurs “que les autres”, mais meilleurs que nous-mêmes.
oui, nous jouons parce que ça fait du bien, au corps, à l’esprit, à la relation. Et parce que, dans un monde flou, le jeu reste l’un des rares endroits où l’on comprend les règles.