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MOIREAU Services & Animations

    La ludopédagogie, derrière son nom intimidant, repose sur une idée simple : on apprend mieux quand on est engagé, actif, curieux. Et devinez quoi ? Le jeu fait exactement ça, sans menacer personne avec une mauvaise note.

    Et si les jeux faisaient mieux que les tableaux noirs ?

    Pendant longtemps, le jeu a été rangé dans la catégorie « récompense » :

    • « Termine tes devoirs, et tu auras le droit de jouer »
    • « Travailles bien à l’école et tu auras ce jeu dont parle sans cesse »
    • etc.

      Comme si jouer était l’opposé d’apprendre…

      Spoiler : c’est faux !!!

      Jouer est aussi efficace que rester plongé dans ses cahiers, peut-être même plus encore.

      Le cerveau adore jouer (même quand on ne lui demande pas)

      Quand un enfant joue, il ne fait pas QUE s’amuser !
      Il teste, il observe, il ajuste, il échoue, il recommence. Bref, il fait exactement ce que toute pédagogie moderne essaie de provoquer… mais sans tableau Excel ni algorithme à la scrogneugneu pour le prouver.

      Le jeu mobilise :

      • la mémoire (se souvenir des règles, des cartes, des actions possibles),
      • la logique (anticiper, déduire, planifier),
      • la créativité (imaginer des solutions, raconter, inventer),
      • et les compétences sociales (attendre son tour, coopérer, perdre sans renverser la table).

      Tout ça, pendant qu’il s’amuse.

      Apprendre sans s’en rendre compte, la ruse suprême

      L’un des grands pouvoirs du jeu, c’est l’engagement volontaire.
      Personne n’oblige un enfant à finir une partie commencée et si l’envie de faire cela vous prend, respirez calmement et mettez vos principes de coté, puis laissez-le partir : Il reste parce qu’il en a envie !

      En privilégiant l’engagement volontaire et sans contrainte superflue, l’attention est plus longue, l’erreur n’est plus vécue comme une faute mais comme une étape et l’échec devient une simple information, pas un verdict.

      Je suis souvent frappé de constater le nombre d’adultes formatés par la nécessité de réussite et de victoire, qui n’ont jamais appris à perdre ! Perdre quelquefois n’est pas humiliant. C’est normal !

      Dans un jeu, on joue. On perd parfois, on perd souvent, mais on le fait avec le sourire et on rejoue en espérant prendre sa revanche. Et cela s’apprend… en jouant !

      Des compétences bien réelles, dans un cadre ludique

      Contrairement à une idée tenace, la ludopédagogie ne se limite pas aux plus petits.
      Les jeux permettent de travailler, entre autres :

      • la lecture et le langage,
      • les mathématiques,
      • la résolution de problèmes,
      • la coopération et la communication,
      • la gestion des émotions.

      Un jeu de plis peut apprendre à compter et anticiper.
      Un jeu coopératif apprend à s’écouter et collaborer.
      Les jeux de rôle développent (entre autres) l’expression orale et l’empathie.

      Rien de magique. Juste une redoutable efficacité.

      Le jeu, espace sécurisé pour expérimenter

      Dans un jeu, on peut essayer.
      On peut se tromper.
      On peut recommencer sans conséquence réelle.

      C’est précisément ce cadre sécurisé et sécurisant offert par la ludopédagogie qui permet d’optimiser l’apprentissage.
      Pas de jugement définitif, pas d’étiquette collée au front. Juste des choix et leurs effets.

      Pour un enfant, c’est fondamental.
      Pour un adulte aussi, d’ailleurs !!!

      Jouer ensemble pour apprendre ensemble

      Autre avantage trop souvent oublié : le lien.
      Le jeu crée des moments partagés, où adultes et enfants peuvent se retrouver sur un terrain commun. Pas de hiérarchie écrasante, pas de discours descendant.

      On joue, on échange, on observe.

      C’est souvent là que les adultes découvrent des compétences qu’ils n’avaient jamais vues autrement. Un enfant discret qui prend des décisions brillantes. Un autre qui fédère naturellement le groupe. Des talents qui n’apparaissent pas dans un cahier à carreaux format écolier, fut-il de 196 pages.

      Non, jouer n’empêche pas d’apprendre ! C’est l’inverse.

      La ludopédagogie ne cherche pas à remplacer l’école ni à transformer chaque moment en cour de récré ou en parc d’attractions. Elle rappelle simplement une vérité que l’on a parfois tendance à oublier en grandissant : 

      le plaisir est un moteur puissant.

      Quand on a envie de comprendre, on comprend mieux.
      Quand on a envie d’apprendre, on apprend plus longtemps.

      Et si, au passage, on rit un peu, tant mieux. Le savoir n’a jamais souffert de ça !